On compte à ce jour pas moins de quelques dizaines de millions d'ordinateurs connectés dans le monde (environ 100 millions selon le rapport extrait de l'Internet Industry Almanac). Les entreprises sont les premières à s'équiper en Internet, pour développer leur communication. Le phénomène d'amplificateur vient ensuite avec le raccordement d'une majorité de la population. C'est en tout cas ce qui s'est vérifié aux USA, où la tendance est au raccordement de tout ordinateur à Internet, avec au moins un ordinateur à la maison. Devant l'engouement que suscite Internet, les sociétés d'informatique et de télécommunication se penchent de très près à la conception d'un appareil uniquement destiné à Internet, plus simple d'utilisation que l'ordinateur, plus léger, sans risque en ce qui concerne les virus (puisque sans disque dur); une sorte de Minitel revisité. La France essuie en matière d'Internet un sérieux retard. Ce retard peut être imputé à deux causes majeure : le Minitel et le prix des télécommunication. Le réseau centralisé de communication franco-français réunit aujourd'hui encore quelques millions d'utilisateurs (6,5 millions de Minitel sont encore utilisés). De nombreux services informatisés ont vu le jour grâce à cet outil qui tarde à laisser la place au réseau mondial que représente Internet. C'est la première raison au démarrage nuancé d'Internet en France. Parallèlement, la France accuse des tarifications fortement élevées en matière de communication ce qui limite d'autant l'expansion d'Internet. Alors qu'aux USA, les prix de la communication locale (principe de base d'Internet) sont quasiment nuls, les français payent le système de monopole des télécommunications qui a prévalu durant ces dernières années. Deux autres raisons peuvent être évoquées pour expliquer ce retard : la barrière de la langue (en effet, la plupart des sites sont en langues "étrangères" principalement anglaise) ainsi que le faible taux d'équipement entre autres lié aux coûts encore élevé du matériel. En novembre 1997, le CESP (Centre d'Etude des Supports Publicitaires) a publié sur Internet le résultat de ses études. Au contraire de l'institut GVU américain (qui publie également gratuitement le résultats de leurs études), le CESP (association à partir de laquelle nous puiserons la majorité de nos informations) ne donne aucune précision sur le panel utilisé: nombre de personnes sondées, localisation géographique de ces personnes urbain/rural, etc. Néanmoins, il est notable qu'il s'agit là certainement de la première étude "pertinente" sur les internautes français. Il y aurait donc à la fin du mois de d'août 97 au moins 423 500 abonnements Internet commercialisés si l'on ne retient que le nombre d'abonnements déclarés. En 1997, UFB LOCABAIL annonce 14% pour 1996 et estime à moins de 20% la pénétration d'internet dans les PME pour 1997 (on devrait voir pratiquement une PME sur deux (48%) reliée à Internet avant fin 1998). 33% des entreprises disposent d'un modem. En terme d'usage, lémulation Minitel (32%) reste en tête des applications du modem devant le fax (25%) et léchange de données (23%).
En France, selon l'étude d'Eutelis ("De la télématique au commerce électronique") il y aura en 2001 environ 2 millions d'abonnés particuliers et 8 million d'ordinateurs connectés dans les entreprises.
Sources : voir annexe |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| [ home page ] [ les profil des internautes ] [ analyse du support ] [ le matériel informatique ] |